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L'AGENDA

 samedi 30 juin

de 9h30 à 18h

réunion nationale des communistes unitaires

l'Université de Paris 8-Saint-Denis (amphi B1)

Mercredi 13 juin 2007

Par Administrateur - Publié dans : Les rendez-vous
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Mardi 12 juin 2007

 Quelques réflexions après cette longue séquence électorale

 

Une nouvelle ère

 

La victoire de Nicolas Sarkozy à l’élection Présidentielle ouvre une nouvelle ère politique. Il ne s’agit pas d’une simple alternance, à l’intérieur même de la droite pour une poursuite de la politique Raffarin /Villepin, mais d’une rupture franche. L’adhésion par une majorité de français à un projet de société, à une vision politique cohérente, déclinée par un ensemble de propositions, provient du fait qu’ils ont donné le sentiment à nos concitoyens, d’être des réponses à leurs préoccupations et aux défis de notre temps.

Cette élection marque la fin d’un cycle d’alternance droite/gauche qui perdure depuis le début des années 80.

Sarkozy fait entrer la France dans l’ère du capitalisme mondialisé, au moyen d’une contre révolution libérale dans toute sa dimension, sur le plan social, économique et idéologique.

Sarkozy l’emporte en unifiant tous les courants de la droite française face à une gauche incapable de proposer un projet alternatif. La victoire de la droite est d’autant plus amplifiée que le projet du parti socialiste est inexistant et que la dynamique à gauche est absente, du fait de sa division.

Sarkozy réussit car il a en face de lui une gauche d’adaptation qui a renoncé depuis longtemps à la rupture avec le capitalisme et aux débats idéologiques. La gauche n’a pas perdu la bataille des idées, elle a renoncé à la mener. Elle s’est inscrite dans le politiquement correct et le raisonnable, faisant la preuve de son impuissance. ..

C’est aussi l’explosion de l’ensemble du paysage politique. La structuration de la vie politique autour du rapport gauche / droite classique, avec la domination des quatre partis (PC, PS, UMP, UDF), avec à coté l’existence du FN, est mise en question. Une recomposition de grande ampleur du paysage politique est désormais en route.

Le deuxième tour des élections législatives marque un rééquilibrage en faveur de la gauche, le parti communiste en a, dans une moindre mesure, bénéficié.

Je me félicite que nous retrouvions un groupe à l’Assemblée nationale, c’était un enjeu de cette élection. Cependant, les questions lourdes posées à l’issue de l’élection présidentielle demeurent.

Les législatives ne nous exonèrent pas d’une véritable remise à plat chez nous et plus généralement à gauche. Chez nous, au parti communiste, car si la tendance continue au déclin a été contenue dans ces élections législatives, elle n’est pas pour autant interrompue et l’écart se creuse même entre les zones d’implantation restées fortes et la très grande majorité des circonscriptions où l’influence communiste est devenue marginale.

Inséparablement de la question du communisme, doit être posée celle de la gauche. Alors que faire ? Comment aborder la période présente ? Quels sont les enjeux ?

L’enjeu aujourd’hui est le suivant : la structuration d’une vie politique dominée par le face à face ultra libéralisme/social libéralisme ou la construction d’un pôle de transformation sociale à vocation hégémonique à gauche.

A partir de là comment faire ? Que reste t-il du mouvement antilibéral et des structures qu’il s’est données ? Peu de chose.

On ne peut plus parler aujourd’hui du mouvement des collectifs. Ils sont éclatés, divisés.

Faut-il pour autant tout jeter ? Non. Nous devons continuer à travailler dans le respect de leur diversité avec les hommes et les femmes qui se sont sincèrement engagés dans ce mouvement, mais rien de neuf ne naîtra aujourd’hui du côté de ces structures. Il ne s’agit pas de reprendre le travail là où nous l’avons laissé à Saint Ouen le 9 décembre. Nous ne sommes plus dans la même situation et l’élection de Sarkozy nous impose de nouvelles ambitions. Mais cela ne veut pas dire que rien n’est possible, l’échec du rassemblement antilibéral ne doit pas nous conduire à tourner la page et attendre des jours meilleurs qui, en l’absence d’initiatives politiques audacieuses, ne viendront probablement jamais. S’il en était ainsi, nous nous accoutumerions à la marginalité et à terme ce serait la disparition pure et simple.

Autrement dit, je ne crois pas à la continuité du PCF en l’état. Nous avons vécu ces dix dernières années deux échecs, celui de la gauche plurielle et celui de la construction anti-libérale.

Soit nous considérons que le face à face libéralisme et social libéralisme est inéluctable, dans ce cas nous devrons nous accommoder d’une gauche recentrée, et accepter que notre rôle se réduise à l’accompagner ou au mieux à en être un aiguillon. Ou alors nous affirmons notre disponibilité pour contribuer avec d’autres à créer des dynamiques de transformation, jusqu’à aller à la constitution d’une force antilibérale a vocation majoritaire.

La fondation d’une gauche à gauche

La question désormais posée est celle de la fondation d’une vraie gauche, d’une force politique capable de porter un autre projet de société, une force capable de jouer au cœur de l’espace politique.

Le Parti communiste a décidé d’un congrès extraordinaire pour l’automne prochain, un congrès ouvert, afin d’engager un grand débat. Pour que celui-ci soit vrai et utile, aucune question ne doit être esquivée. Plusieurs options sont déjà dans le débat. (Voir les divers appels et textes publiés.)

Je pense qu’il est nécessaire de travailler dans le sens d’une nouvelle force politique à gauche de caractère antilibéral à vocation majoritaire. Les processus qui y conduiront seront certainement longs, ils ne devront pas dissocier la définition de l’espace politique de celle de la co-élaboration du projet de transformation.

La définition de l’espace

L’espace doit aller de la gauche socialiste à l’extrême gauche unitaire. Il doit englober sans aucune hiérarchie : associations et citoyens issus du mouvement social. L’organisation communiste devra y être préservée, le courant communiste doit vivre avec les autres courants de transformation et aussi de façon séparée.

Peu importe pour l’instant la forme que cette force prendra dans le futur. Ce dont je suis sûr, c’est que cette construction doit être citoyenne, c’est-à-dire le contraire d’accords de sommet ou d’appareil. Nous devons nous enrichir des expériences d’autres mouvements européens. Ainsi ce qui se passe en Allemagne est d’une portée considérable, il s’agit d’un événement majeur qui intéresse toute la gauche de transformation européenne et au-delà.

Ne pas dissocier définition de l’espace et co-élaboration du projet

Le projet ne peut être dissocié de la construction politique. Cela suppose, d’une part, que nous cessions de confondre propositions et projet de société - une accumulation de propositions aussi pertinentes soient-elles ne donne pas nécessairement du sens et de la prospective - et d’autre part, que nous acceptions que le projet communiste du parti communiste ne soit pas le projet de la transformation sociale, autour duquel tout le monde devrait se rallier. Ce dernier ne deviendra une force matérielle que s’il résulte d’une construction commune aux forces qui s’engagent dans ce processus. Il devra être alimenté de l’apport du communisme français, de la culture du socialisme de gauche, de l’alter mondialisme, du féminisme, de l’alter écologisme, de l’apport du syndicalisme et du mouvement associatif. Il ne doit pas être un catalogue de propositions. Le projet doit dessiner les contours d’une société qui s’inscrit dans le processus de dépassement du capitalisme et l’abolition de toutes les formes de dominations. Nous devons donner corps à une dimension concrète de l’utopie.

Les questions posées ne concernent pas les seuls communistes, l’avenir de la gauche dépendra aussi des réponses que nous apporterons. Une chose me semble sûre, vu l’état des forces qui composent la gauche, rien ne peut se faire sans l’apport du communisme français en tant que courant politique et cet apport ne peut exister sans organisation collective, pour le faire vivre et le faire évoluer.

C’est dire que nous avons besoin d’un parti communiste, lui aussi refondé.

Par Administrateur - Publié dans : Contributions 95
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Lundi 7 mai 2007

Face au danger Sarkozy, unité de la gauche d’alternative  

Sarkozy est président de la République. Aujourd'hui, liberté, égalité et fraternité sont en danger.

Il veut maintenant mettre en œuvre son projet de société ultralibérale et sécuritaire : précarisation de toutes les sphères de la vie, mise en opposition de tous contre tous, démantèlement des acquis sociaux et des politiques de solidarités.

Il est urgent que les forces de gauche réfléchissent : leur échec et la victoire de Sarkozy reposent sur le dévoiement des aspirations au changement. La division des forces antilibérales, l’affadissement de la gauche, le programme d’inspiration sociale-libérale de Ségolène Royal ont laissé le champ libre à la démagogie effrénée et populiste. Quand la gauche perd ses valeurs, elle est condamnée à perdre. 

Mais dans l'immédiat, il faut tout faire pour empêcher que Sarkozy bénéficie d’une Assemblée à sa botte : c’est notre priorité absolue. C'est aussi une question de démocratie.

Plus que jamais, il faut élire des députés de résistance, partenaires des luttes et acteurs d’une alternative progressiste. Dans le Val d'Oise, c'est notamment possible avec Bernard Calabuig et Mouloud Bousselat sur Argenteuil-Bezons où Nicolas Sarkozy plafonne à 42,4% et où le député UMP sortant Georges Mothron peut donc être battu. 

Dans chaque circonscription de notre département, il faut de toute urgence réaliser l’unité des forces antilibérales, désigner partout des candidatures unitaires. Pour faire vivre une société solidaire, il n'y aura pas d'autre choix que le rassemblement de toutes les forces antilibérales.

Dans le Val d'Oise comme ailleurs, les communistes unitaires mettront toute leur énergie à faire des élections législatives un premier grand moment de résistance aux projets de Nicolas Sarkozy.

Le 07 mai 2007 

Les Communistes Unitaires du Val d'Oise

Par Administrateur - Publié dans : Appels et Déclarations
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