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L'AGENDA

 samedi 30 juin

de 9h30 à 18h

réunion nationale des communistes unitaires

l'Université de Paris 8-Saint-Denis (amphi B1)

Dimanche 1 avril 2007 7 01 /04 /2007 12:37

  « Il faut battre Sarkozy en votant Ségolène Royal» !

Malgré le brouillage de tous les repères, la candidate du Parti Socialiste s’est qualifiée pour le second tour. Divisée la gauche antilibérale n’a pu s’imposer comme un acteur essentiel de cette élection. Il lui revient aujourd’hui de dépasser sa dispersion électorale pour prendre ses responsabilités et contribuer à battre Sarkozy au second tour.

Nous nous adressons en ce sens à toute la gauche de gauche — des socialistes du « Non » à l’extrême gauche — qui avait mené unitairement la campagne contre traité constitutionnel européen, pour appeler à battre la droite sur la base des exigences et valeurs de transformation sociale qui forment son patrimoine commun. Il faut conjurer la menace de Sarkozy.  

 

Nous en sommes convaincus : la gauche ne doit pas s’adapter au libéralisme mais le combattre ; c’est le plus sûr moyen de battre la droite. 

Nous n’avons pas changé d’avis, nous pensons toujours que les propositions de la candidate et la politique du Parti socialiste ne sont pas une réponse à la hauteur des attentes de l’immense majorité de la population, faute d’une volonté d’imposer un autre partage des richesses et des pouvoirs. Nous pensons toujours qu'il y a besoin d'une gauche qui saura de nouveau se tourner vers les classes populaires, donner la priorité à la satisfaction des besoins du plus grand nombre, affirmer son parti-pris féministe, relever enfin le défi de la redistribution des richesses, défendre un nouveau mode de développement respectueux des équilibres écologiques, replacer la souveraineté populaire au cœur de ses propositions pour la France et pour l'Europe. La campagne du premier tour a confirmé qu’il existait bien deux orientations divergentes à gauche et nous regrettons d’autant plus qu’une alternative unitaire à gauche n’ait pu peser de tout son poids pour empêcher la droitisation du débat électoral. Mais nous n’avons jamais confondu la droite et la gauche ; c’est pourquoi nous appelons à battre Nicolas Sarkozy en votant Ségolène Royal.

Car Nicolas Sarkozy est un homme dangereux. Il aspire à être l’artisan d’une contre-révolution conservatrice et ultra-libérale inspirée de Georges Bush. Il veut mettre en pièces ce qu’il reste des conquêtes sociales arrachées depuis la Libération (code du travail, protection sociale, service public, Etat social). Il entend promouvoir un autoritarisme attentatoire aux libertés et n’hésite même plus à s’en prendre à l’héritage des Lumières. Il abandonne l’ambition d’égalité républicaine au profit d’une vision communautariste de l’avenir de la société. Il prône un alignement atlantiste de la politique étrangère de la France sur celle des Etats-Unis. Il est poussé par une extrême-droite à laquelle il aura emprunté tout un pan de sa terminologie et de ses idées pour récupérer une partie de ses voix. Oui, décidément, aucune voix ne doit manquer pour lui barrer la route du pouvoir suprême.

Mais on ne battra pas Sarkozy en écoutant les sirènes centristes qui charment déjà d’importantes figures du Parti socialiste. C’est en répondant aux attentes sociales, en proposant une réelle alternative à l’ordre libéral, en retrouvant le peuple de gauche qui souffre des politiques menées depuis 25 ans, que l’on y parviendra. Ce message, il revient aux diverses composantes de la gauche antilibérale de le porter dans l’unité. Par-delà un total de voix qui représente son plus mauvais score de la décennie.

Rassemblée, à l’occasion de la campagne référendaire de 2005 comme dans les mobilisations sociales, la gauche de transformation avait démontré son utilité de contestation et de proposition et permis de révéler l’opposition majoritaire de nos concitoyens à la mondialisation libérale. Divisée, elle aura été vécue comme incapable de changer la donne à gauche. Le temps des bilans viendra, mais la question d’une alternative à l’alternance reste posée. Serait-il responsable de reproduire sans fin les concurrences qui viennent de nous conduire à l’échec ?

Pour notre part, nous en restons convaincus, l’ambition de changer la donne à gauche pour y rendre majoritaire une politique de transformation profonde de la société, reposera très vite la question de l’unité de la gauche antilibérale. De nouveaux chemins devront sans doute être explorés pour y parvenir.

Notre ambition est d’y travailler.   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Dimanche 1 avril 2007 7 01 /04 /2007 00:27

Tous ensemble battre Sarkozy

 et reconstruire la gauche antilibérale

 La mobilisation des milieux populaires et des jeunes témoignent d’un très fort intérêt pour l’élection présidentielle, particulièrement de la volonté de se mobiliser contre Nicolas Sarkozy. Au vu du score élevé de Ségolène Royal, l’affaiblissement de l’ensemble de la gauche résulte de la division des forces antilibérales ; division qui les a marginalisées. Nous sommes ainsi face au danger que représente le résultat de la droite la plus dure.  

 

 

Le 6 mai, il faut battre Nicolas Sarkozy, éviter la victoire de la droite ultralibérale, sécuritaire et liberticide, empêcher le danger de fracture politique, sociale et démocratique. Nous appelons donc à voter en faveur de Ségolène Royal au deuxième tour. Cet appel n’est empreint d’aucune illusion sur son programme, où l’emportent nettement les recettes social-libérales. Il est indissociable de notre volonté de réponse aux urgences et de construction d’une perspective de transformation.

Deux années de luttes, de la victoire du Non au référendum à celle contre le CPE n’ont pas trouvé de traduction électorale, contrairement à ce qui s’est passé par exemple aux Pays-Bas.

Le gâchis consécutif à l'explosion de la dynamique unitaire des antilibéraux est avéré. Il se vérifie que leur action ne peut avoir de sens et de force que dans un cadre unitaire.  

 

Il n'y a rien de plus urgent que de dépasser la division, la concurrence, les réflexes hégémoniques, les logiques d’appareil ou la rancune : il faut les empêcher d’être des obstacles insurmontables à la construction d'un rassemblement antilibéral.

Autre chose était possible avec les citoyens, le mouvement social, les organisations antilibérales. Et autre chose doit maintenant se construire, avec la relance d'une dynamique unitaire aux législatives, et au-delà vers les élections municipales et cantonales. Aucun préalable à la recherche d’unité ne se justifie.

L'antidote face au risque de constitution à l'Assemblée nationale d'une alliance entre le Parti socialiste et l’UDF est l'affirmation aux législatives d'un fort courant unitaire, se traduisant par la constitution d'un groupe de députés antilibéraux, refusant toute compromission avec une politique social-libérale.

La division ne peut plus durer. Partant du processus existant avec la coordination nationale des collectifs antilibéraux, un cadre unitaire est indispensable, incluant tous les acteurs - organisations, collectifs, militants associatifs et syndicaux, citoyens non organisés... - ayant participé aux différentes campagnes (Besancenot, Bové, Buffet) ou n’ayant pas fait campagne, quel qu’ait été leur vote, en créant les conditions pour que chacun y trouve sa place. C'est en mêlant les différentes cultures dont sont issus toutes celles et tous ceux qui aspirent et luttent pour changer la société, que l'on travaillera le projet politique, que l'on développera une nouvelle culture citoyenne et démocratique. Ce n'est que dans un cadre unitaire que peut s'élaborer une politique alternative.

 

 

 

Les Communistes unitaires susciteront et prendront leur part aux constructions unitaires qui se développeront dans les prochaines semaines et les prochains mois, où tous sans exception devraient se retrouver. La concrétisation immédiate et dans la durée d'une telle démarche contribuera à l'ampleur et à la portée des luttes sociales à venir.

Saint-Denis, le 22 avril 2007, 21h00

 

 

 

 

 

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Dimanche 25 mars 2007 7 25 /03 /2007 22:00
Création d’une association des « communistes unitaires »
 
Nous militons pour changer l’ordre d’un monde démoli par la logique libérale et la domination du capital. Nous nous inscrivons dans une visée de transformation sociale et nous sommes partie prenante du mouvement antilibéral.
 
Nous voulons construire un espace communiste ouvert en articulation avec les luttes sociales et le mouvement antilibéral. Ce mouvement est à la fois résolument pluraliste et à la recherche d’une convergence durable. S’inscrire dans cet espace permet de réinventer un projet communiste, de redéfinir l’apport critique de notre culture, de refonder notre utilité politique.
 
Nous décidons la création de l'association des « communistes unitaires », à un mois du premier tour de l’élection présidentielle qui devrait vérifier le coût politique exorbitant de la désunion des forces antilibérales. Dans ce moment, nous voulons adresser un signe à toutes les forces antilibérales et de transformation sociale : celui du nécessaire rassemblement.
Unis, nous avons permis la victoire du non au référendum il y a moins de deux ans ;
Unis nous avons contré la mise en place du CPE il y a un an.
Désunis nous ne sommes pas en mesure de porter une alternative crédible à la crise sociale et politique de notre pays.
 
Dans cette situation nous avons les uns et les autres fait des choix différents pour la présidentielle mais avec la conscience de leurs limites : celle d’un défaut de dynamique politique crédible et populaire.
 
Retrouver le chemin du rassemblement est indispensable.
Cela s’accompagne de la nécessité de construire du commun, d’élaborer un projet neuf et des pratiques neuves en concordance avec nos valeurs émancipatrices : lutte contre toutes les dominations, égalité, solidarité, liberté...
Nous décidons d’y travailler dès maintenant.
Nous nous exprimerons plus longuement sur les leçons que nous tirons de l’élection présidentielle et sur l’expérience des collectifs dès la séquence électorale close.
 
Parmi nous, des idées diverses se sont exprimées sur la manière de faire vivre nos engagements communistes. Certains doutent de l’utilité d’un espace communiste en tant que tel. D’autres souhaitent au contraire s’engager dans sa constitution. Tous, nous éprouvons le besoin de ne pas nous déterminer par rapport aux organisations existantes.
 
A chacun nous proposons de poursuivre le dialogue et de contribuer à définir ce lieu politique. Nous l’envisageons comme un espace en construction permanente.
 
Nous voulons que cette association soit un outil d’élaboration, de mise en commun, d’initiatives, et soit ouverte à tous ceux qui se vivent comme communistes, indépendamment d’une éventuelle appartenance politique. Une association pour la réflexion et pour l’action. Nous voulons aussi affronter le problème de la dispersion et de la démobilisation des communistes.
Nous recherchons la mise en réseau de lieux autonomes construits localement - par département, par région .
 
Nous approfondirons nos débats et tenterons de dégager des propositions lors de notre université d’automne. Celle-ci sera en particulier l’occasion d’enrichir la discussion sur le communisme et son avenir, de faire le bilan de nos premières expériences, de revenir sur le nom et sur la structuration de notre association. 
 
Saint Denis, Université Paris 8, le 24 mars 2007
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