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COMMUNISTES UNITAIRES DU VAL D'OISE
Ce blog a pour objectif d'alimenter l'information, la réflexion et la mise en synergie des valdoisiens qui se réclament du communisme et s'inscrivent dans la perspective d'un mouvement antilibéral résolument pluraliste et durable.
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L'AGENDA
samedi 30 juin
de 9h30 à 18h
réunion nationale des communistes unitaires
l'Université de Paris 8-Saint-Denis (amphi B1)
Il s'agit ci-dessous d'une reprise des principales idées échangées lors de la réunion, et rangées arbitrairement par grands thèmes qui peuvent parfois se recouper.
Retour sur l'échec de la démarche unitaire :
Constat des immenses attentes dans le pays de la réussite du rassemblement antilibéral.
Sentiment partagé d'un immense gâchis historique (on risque de ne pas retrouver pas avant longtemps des conditions aussi favorables –après TCE puis CPE- pour faire émerger une force électorale capable d'influer puissamment sur les rapports de forces).
Sentiment d'entrer dans une nouvelle époque politique dont une des caractéristiques est un PCF exsangue.
Au-delà de la lecture des uns et des autres, les intervenants conviennent que l'analyse de ce qui s'est passé reste à faire. Besoin d'y voir plus clair.
Conscience que les responsabilités sont partagées.
Scénario évoqué : le vote des communistes les 10 et 11 novembre (avec un bulletin ambigu et insincère) proposant à 96% la candidature MGB, a provoqué défiance chez beaucoup de partenaires. D'où, la pétition controversée, puis le sentiment d'anticommunisme vécu par de nombreux communistes.
Responsabilité du PCF : s'il a agi ainsi, c'est qu'il est encore dans une conception de parti d'avant-garde, puisqu'il ne concevait une candidature unitaire à l'élection présidentielle qu'à la seule condition que tout le monde se range derrière sa première responsable (les bulletins des votes internes en novembre comme en décembre liaient ces deux termes). Il s'agit là d'ailleurs, de décisions contraires aux orientations décidées lors du dernier congrès du PCF.
Situation du mouvement anti-libéral :
Selon certains la situation est préoccupante, les divisions et les antagonismes prenant le pas sur ce qui nous unit. Et rien ne peut permettre de dire que cette situation ne perdurera pas au-delà de
Volonté partagée de continuer à travailler avec toutes les composantes du mouvement antilibéral.
Pour certains, rien d'efficace ne pourra se faire sans l'apport d'une composante communiste dans sa forme organisée.
Refus exprimé que les collectifs deviennent une nouvelle organisation supplémentaire dans la gauche antilibérale.
Les 125 propositions ne constituent pas en soi un projet. D'ailleurs, la force de Sarkozy provient de ce qu'il porte un projet politique. En fait, à l'inverse de beaucoup (cf Jospin) il dit "avec la volonté politique, tout devient possible".
Comment on s'adresse à ces citoyens qui ne sont pas encore dans les collectifs antilibéraux et qui se reconnaissent dans ce rassemblement ?
Continuer à travailler le rapport entre le social et le politique, les mises en communs, les convergences, pour effacer les frontières qui handicapent tant la perspective transformatrice.
Pour préserver l'avenir, travailler au meilleur score cumulé possible des candidats antilibéraux à l'élection présidentielle.
Communistes unitaires :
Courant de pensée qui vise à réunir tous ceux qui s'identifient au communisme et qui ne se reconnaissent pas dans des formes politiques constituées.
Devons construire une vision cohérente, capable de penser la transformation sociale.
Avons besoin de travailler le projet (à l'image du parti depuis 30 ans, la candidature MGB se situe plutôt dans le syndicalisme : succession de propositions, peu d'éclairage sur les ruptures à opérer).
Travailler sur les notions d'antilibéralisme et de communisme.
Certains intervenants pointent le risque de devenir seulement un "courant de pensée". Il y a une attente d'un mouvement de société fort, et nous devons être présents pour le porter. C'est aussi en contribuant à l'impulsion d'un élan de société qu'on parviendra à changer le parti communiste.
Communisme : il sera ce qu'on sera capables de faire vivre, sans compter sur la façon dont est perçue notre histoire (pour les jeunes le communisme ce n'est pas
Faire vivre le communisme immédiatement et concrètement.
Et dans ce cadre, contribuer à redonner unité et dynamisme au mouvement antilibéral.
Avons besoin de prendre des initiatives fortes. A commencer par la question des parrainages en contribuant à ce que le maximum d'antilibéraux puisse voter pour le candidat de sa préférence.
Le parti communiste :
Il s'en est fallu de très peu qu'il ne bascule sur d'autres choix à l'automne ; les militants étaient prêts à s'engager dans une candidature unitaire qui ne soit pas celle de MGB. Il aurait suffit d'un geste de la direction. Et c'est lorsqu'il a fallu aller au bout que la direction a mis le frein.
Dans le Val d'Oise, le 20 décembre, et malgré la formulation du bulletin de vote, 41% des communistes se sont prononcés pour le retrait de la candidature de M.-G. Buffet.
De même ce serait une erreur de croire que les retraits d'O.Besancenot et de J.Bové ouvriraient plus d'espace à la candidature de M.-G. Buffet. Au contraire ils rétréciraient encore l'espace antilibéral.
Il est difficile d'anticiper sur l'après 22 avril, mais un immense débat s'annonce au sein du PCF. Besoin de revenir sur une décision lourde de conséquence, en rappelant qu'elle s'est prise au mépris des orientations de congrès.
Retour de vieux réflexes : une intervenante témoigne du climat hostile qui règne désormais au CN à l'encontre de ceux qui n'ont pas partagé le choix majoritaire des communistes.
Pour le changer : besoin de la changer de l'extérieur, mais aussi de l'intérieur.
2- Structuration de l'Espace :
Décision de créer un espace des communistes unitaires du Val d'Oise et de le faire largement connaître. Une proposition d'appel est distribuée. Il est donné une semaine pour y faire des remarques.
Décision de l'adresser à l'ensemble de ceux qui s'identifient au communisme en utilisant les coordonnées en notre possession et en demandant de relayer l'information : membres ou anciens membres du parti communiste, membres de
A terme la tenue d'une conférence de presse est évoquée pour donner plus d'écho à la création de l'espace des communistes unitaires du Val d'Oise et pour l'installer dans le paysage politique départemental.
Décision de lancer un appel aux maires du département à parrainer les candidats de la gauche antilibérale afin que tous puissent se présenter à
Décision de rencontrer les militants unitaires de
Pour faciliter la circulation de l'information entre communistes unitaires et pour alimenter la réflexion collective :
Création d'un blog : http://communistesunitaires95.over-blog.org/
Création d'une liste de diffusion sur Google Groups
Création d'un collectif d'animation auquel sept participants acceptent de participer : Alain Lacombe, Cendrine Berger, Bruno Bessière, Yann Bouvier, Christine Bulot, Anne-Catherine Legendre, Alain Mornac.
Appel à participer à la réunion nationale des communistes unitaires le 24 mars à l'université Paris 8 / Saint-Denis.
Nouvelle réunion prévue le 29 mars à Groslay.
Situation politique, communisme et sens d'un espace communiste unitaire
Ce texte n'a pas l'ambition d'être exhaustif mais de pointer un certain nombre de faits et de questions essentiels.
J'ai essayé d'intégrer des éléments issus de contributions ou de réunions déjà tenues, dans la mesure de la connaissance que j'ai pu en avoir.
Dans le monde, le capitalisme est devenu encore plus agressif et brutal depuis qu'il est devenu quasi hégémonique.
Mais il a continué a développer des contradictions et fait grandir des menaces sur le devenir de l'humanité et de la planète.
Des forces nouvelles s'opposent (au moins en partie) à la logique et aux intérêts capitalistes : mouvement altermondialiste, réseaux divers, nouveaux pouvoirs politiques en Amérique latine, etc.
En Europe, l'alternance entre les forces sociales-démocrates et de droite, quand ce n'est pas leur coopération ou leur union, a conduit à une montée de l'extrême-droite, allant jusqu'à lui ouvrir les portes de la participation au pouvoir.
Plus récemment, l'exigence d'une véritable alternative de gauche a pris de l'ampleur et a trouvé quelques concrétisations.
Aux Pays-Bas, la gauche antilibérale a connu des succès importants, suite à la campagne du non de gauche à la constitution européenne, passant, en un an, d'un peu plus de 5% à un peu moins de 17% aux législatives.
Elle a ainsi prouvé que le non de gauche au référendum sur le TCE pouvait se transformer en force politique majeure, réussissant ce que nous sommes en train de rater, en France, pour l'élection présidentielle, faute de candidature commune.
La création du Linkspartei en Allemagne et ses premiers succès ont également constitués un événement important.
Toutefois, la compromission du PDS à Berlin avec la politique libérale du SPD, l'a fait fortement reculer dans ce land.
En France, les forces de la transformation sociale sont diverses. Leur division conduit à l'impuissance. Leur rassemblement suppose le dépassement des logiques de pouvoir et de majorité, de rapport de force, pour aller vers de vrais rapports de coopération et de co-élaboration d'intérêt mutuel.
La victoire du non au référendum sur la constitution européenne a été un événement politique considérable. Non seulement contre l'Europe libérale, mais également parce que pour la première fois depuis une trentaine d'années, la gauche antilibérale est repassée devant la gauche sociale-libérale.
Malheureusement, au lieu de profiter de la dynamique et de s'engager immédiatement dans un travail de rassemblement durable des forces de la gauche antilibérale et dans l'élaboration, avec ces forces et les gens, d'un projet alternatif, les communistes se sont repliés sur leurs organisations (pour ceux qui en faisaient partie).
Par la suite, la victoire du mouvement contre le CPE et les émeutes de fin 2005 ont également témoignées d'un besoin de changement profond et, en partie, de l'existence de forces pour y contribuer.
On peut aussi noter que la place nouvelle des individus dans la société - même si les forces capitalistes travaillent à l'orienter dans de l'individualisme et de l'isolement des individus – est porteuse d'une autonomisation potentiellement favorable au développement d'une démocratie véritablement citoyenne, autogestionnaire.
Le fait qu'une majorité se soit prononcée pour la stratégie de rassemblement de la gauche antilibérale, lors du dernier congrès du PCF a permis d'ouvrir la voie à un processus qui a abouti à l'adoption d'un texte sur « Ambition, stratégie, candidatures » et d'un programme.
Malheureusement, le rassemblement a échoué sur l'obstacle de la candidature à l'élection présidentielle.
Les causes multiples de cet échec renvoient à des problèmes politiques profonds et ne peuvent se limiter aux indigentes et simplistes caricatures qui ont été faites aussi bien lors des débats de la réunion des collectifs à Montreuil que par des organisations politiques.
Parmi ceux qui se réclament du communisme, on trouve, en gros, 3 stratégies politiques :
– Celle de l'isolement, représentée par une partie du PCF et la majorité de
– Celle de l'ancrage au PS. Entérinant et éternisant la domination du PS à gauche, elle vise à se faire une petite place à son ombre, mais sans ouvrir aucune perspective de transformation sociale. Elle aussi conduit à plus ou moins long terme à la marginalisation, à la (quasi)disparition, voire à l'absorption.
(Ces 2 premières stratégies ont déjà été expérimentées par le PCF, avec les résultats désastreux que l'on sait)
– Celle du rassemblement antilibéral (pas seulement avec les forces organisées, mais également avec les citoyens), représentée par une partie du PCF et la minorité de
Si l'on pense donc que le rassemblement antilibéral est nécessaire pour construire une véritable alternative à gauche, qu'en est-il des communistes dans ce rassemblement ?
Certains communistes pensent que le rassemblement antilibéral n'a pas besoin de l'apport des communistes, autrement que par leur participation à ce rassemblement.
Pour eux, nous n'aurions pas à travailler à un apport communiste particulier à ce dernier.
Certains évoquent des expériences en Amérique latine (Vénézuela, Bolivie, etc.) comme exemple de ce qui peut être fait comme politique alternative au capitalisme, sans l'apport des communistes.
Après avoir critiqué l'importation du modèle soviétique, est-il pertinent de penser pouvoir en importer un autre ?
Ces pays et
Sans vouloir réduire à ça ce qui se passe dans ces pays, pensons-nous vraiment que le rassemblement autour d'une personnalité charismatique est possible et souhaitable en France ? Non seulement, l'échec du rassemblement antilibéral à dégager une candidature commune à l'élection présidentielle ne plaide pas en faveur de cette possibilité, mais cela ne correspond pas à ce que nous pensons nécessaire en terme de dépersonnalisation du pouvoir, de changements institutionnels et d'exercice maximal du pouvoir par les citoyens eux-mêmes.
D'autres communistes, partisans et acteurs du rassemblement antilibéral, pensent que celui-ci a besoin de l'apport communiste pour réussir et être au niveau de l'ambition politique affichée.
Un des apports communistes peut-être celui d'outils théoriques, à condition de se réapproprier une pensée un peu trop délaissée ou déformée par les organisations communistes elles-mêmes. Je pense notamment aux outils théoriques de Marx pour aider à penser le réel dans ses contradictions, pour partir d'une bonne analyse du réel afin de mieux pouvoir le transformer. Or, cela ne fait pas partie de la culture de la plupart des non communistes (même si ça ne fait plus forcément partie non plus de la culture de nombre de communistes).
Un des obstacles auxquels s'est heurté le rassemblement antilibéral, réside dans des faiblesses quant à l'analyse du réel, allant jusqu'au déni de réalité. Or, si l'analyse est mauvaise, les réponses apportées aux problèmes ont toutes les chances de l'être aussi.
Deux exemples, pour illustrer ce problème :
– Le refus de la direction du PCF et d'un certain nombre de communistes d'admettre que Marie-George Buffet ne pouvait pas être la candidate commune du rassemblement antilibéral, en dépit du refus de toutes les organisations, en dehors du PCF, d'une bonne partie des collectifs et en raison du fait que les gens l'identifient totalement au seul PCF. On le voit bien à travers l'absence d'impact de sa mise en congé du secrétariat national du PCF et de l'adoption du titre de candidate de la gauche populaire et antilibérale.
– L'illusion que la candidature de José Bové pouvait être la solution, en dépit de la division du rassemblement antilibéral qui, de fait, cassait la dynamique et décrédibilisait toutes les candidatures antilibérales.
Derrière ces dénis de réalité, il y a, notamment, une incompréhension des gens, de ce qui motive leurs choix politiques, etc.
Autre apport communiste possible et souhaitable au rassemblement antilibéral : la cohérence et le commun, le dépassement de la dissociation du social et du politique, le passage du programme au projet.
Dans le rassemblement antilibéral et parmi tous ceux que nous voulons rassembler, nombreux sont ceux qui n'ont pas d'appréhension d'ensemble du réel et d'analyse cohérente de ce dernier.
Une des raisons tient à la diversité et au particularisme des situations et des expériences de chacun qui seules ne peuvent pas produire cette cohérence.
Une autre tient au fait que, même parmi ceux qui s'impliquent, beaucoup ne se sont pas engagé initialement sur la base d'un objectif de transformation sociale globale mais pour des objectifs précis : féminisme, écologie, syndicalisme, solidarité internationale, antiracisme, éducation, etc.
Or, si nous avons l'ambition de construire et faire vivre un projet commun, nous ne pouvons pas nous contenter d'une juxtaposition ou agrégation de personnes, d'organisations et d'objectifs particuliers. Il faut dépasser certaines contradictions, faire émerger les causes communes de nos problèmes, élaborer des réponses qui soient dans l'intérêt de tous, des logiques alternatives communes, etc.
Il nous faut aider à passer du programme au projet, de la juxtaposition de propositions particulières, aux logiques, au sens, aux enjeux identifiant l'intérêt des gens à ceux de la société, du monde.
En même temps, il faut aider à dépasser la coupure entre le social et le politique, entre le citoyen et les institutions, les élus. Celle-ci conduit des millions de personnes à souhaiter des changements, à se battre, tout en continuant à voter pour des partis et des candidats qui vont faire le contraire de ce à quoi ils aspirent et ce pour quoi ils luttent.
Sans co-élaboration des solutions et identification de leur possibilité par les gens, sans appropriation du pouvoir sur toutes les questions qui les concernent, à tous les niveaux et partout, ils continueront à se faire déposséder en délégant les solutions à des pouvoirs coupés d'eux-mêmes.
La cohérence doit aussi exister entre les propositions et les actes. Or, elle a fait défaut.
Pétris de culture politique dominante, la plupart des acteurs du rassemblement antilibéral se sont focalisé sur la candidature à l'élection présidentielle. Or, celle-ci était insusceptible de porter à elle seule la diversité du rassemblement. Ensuite, elle ne permettait pas de prouver que tout le monde pourrait y trouver son compte. En outre, cette survalorisation de l'élection présidentielle était en complète contradiction avec l'objectif affiché dans le programme de supprimer cette élection et de réduire le pouvoir présidentiel. Au lieu de faire vivre leurs propositions et conceptions alternatives – par exemple en s'occupant d'abord des législatives et en mettant la présidentielle à la remorque de celles-ci, en dévalorisant la fonction présidentielle quitte à tirer au sort la candidature commune à défaut d'accord, en faisant une campagne collective sur le projet et en décidant le plus tard possible la candidature à la présidentielle, etc. - les antilibéraux se sont coulé dans le moule et ont entretenu le piège qu'ils avaient pourtant identifié.
Cet exemple soulève une question plus générale : peut-on combattre le capitalisme avec ses propres armes ou ne devons-nous pas utiliser et inventer d'autres moyens pour le dépasser ?
Autre incohérence entre les pratiques et les actes qui interroge sur la compréhension réelle de la raison d'être de certaines décisions : la remise en cause de la règle du double consensus, une 1ère fois par le PCF (qui l'avait préalablement défendue avec une argumentation très pertinente), puis à Montreuil par les partisans de José Bové.
Cependant, pouvons-nous être pleinement audibles en tant que communistes quand le communisme est largement assimilé à une sorte de dictature et à l'échec des régimes d'Europe de l'est.
Les jeunes générations n'ont guère voire aucune idée de l'apport des communistes à notre société.
Nous devons reconstruire le sens du communisme.
Dans le rassemblement antilibéral lui-même on a rencontré des préjugés défavorables sur le communisme, malheureusement parfois confortés par certaines décisions, certains propos ou comportements de communistes ou du PCF.
Que mettons-nous dans le communisme ? (les réponses ne s'excluant pas mutuellement)
– Dépassement du capitalisme
– Dépassement de tous les rapports de domination au profit de rapports de coopération, de co-développement, etc.
– Autonomisation, épanouissement et développement le plus intégral possible des individus
– Dépassement de l'Etat par la démocratisation la plus poussée possible de toutes les décisions, dans un sens autogestionnaire
– Dépassement du marché
– Dépassement du salariat
– Dépassement de l'individualisme (dans le sens ou l'individu ne peut se développer ni maîtriser son environnement tout seul)
– Dépassement de la reproduction culturelle
– Dépassement des formes d'organisation traditionnelles (hiérarchiques, etc.)
etc.
Force est cependant de constater que les organisations se réclamant du communisme n'apportent pas ce qu'elles devraient apporter au rassemblement antilibéral, aux gens, aux communistes eux-mêmes.
En outre, il y a aujourd’hui beaucoup plus de communistes hors organisation, que de membres des organisations se réclamant du communisme.
Le PCF l'avait bien vu et avait formulé l'ambition de rassembler la force communiste, au-delà du PCF. Mais, après quelques premières tentatives, il a abandonné ce travail. Le PCF ne s'est pas révélé capable de la réunir, aussi faute d'attractivité ou de crédibilité pour une bonne partie de ces communistes.
L'émiettement des communistes, l'isolement de nombre de communistes inorganisés, sont source de faiblesse.
D'où le sens de la création d'un espace des communistes unitaires.
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