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L'AGENDA

 samedi 30 juin

de 9h30 à 18h

réunion nationale des communistes unitaires

l'Université de Paris 8-Saint-Denis (amphi B1)

Lundi 5 mars 2007 1 05 /03 /2007 15:21
L'élection présidentielle approche. Dans quelques jours nous connaîtrons les candidats en présence, puisque ceux qui n'auront pas réuni les 500 parrainages d'élus seront éliminés par cette mesure administrative.

C'est la loi. Je la conteste. Elle est inique, conservatrice, puisqu'elle a été bâtie pour que rien ne change, pour laisser le pouvoir à ceux qui l'ont déjà, aux formations politiques installées. Mon parti, le PCF, la conteste aussi.

Lorsqu'une loi est inique, quel qu'en soit l'objet, les communistes se battent pour la changer mais aussi pour en contrecarrer les effets, partout où cela est possible.

Aujourd'hui, nous le pouvons, puisque Marie-George Buffet dispose de beaucoup plus de parrainages que ce qui lui est nécessaire. Elle en dispose parce que l'histoire du Parti communiste et son poids dans la société française font qu'il a de nombreux élus. Rien n'oblige le PCF à agir pour que ses élus parrainent d'autres candidats. Mais la question vaut d'être posée. Et elle se pose pour moi, élue communiste, qui dois prendre une responsabilité personnelle. Je peux le faire puisque mon parti, a contrario du Parti Socialiste, n'empêche pas ses élus de faire leur choix.

C'est une question démocratique: tout faire pour que les électeurs puissent librement attribuer leurs suffrages, y compris à des candidats qui n'ont pas une surface politique suffisante pour obtenir ces parrainages.

C'est aussi une question politique qui concerne la gauche antilibérale. L'histoire récente n'a pas permis qu'une candidature unique antilibérale se dégage pour cette élection. Je fais partie de ceux qui pensent que le Parti communiste porte une responsabilité dans cet échec, qu'il n'a pas été à la hauteur de l'enjeu, et s'est laissé dominer par une logique d'appareil. Besancenot de son coté avait fait bande à part le premier. Et si la candidature Bové a émergé, c'est face au vide laissé par cet échec, au désarroi de nombreux électeurs se reconnaissant dans l'antilibéralisme et qui avaient espéré qu'il se passait quelque chose de différent. Si cette candidature ne peut pas être maintenue, tous ces électeurs se trouveraient à nouveau plongés dans la frustration, l'éparpillement vers des candidatures diverses et même vers l'abstention. Ce ne serait pas non plus un atout pour faire barrage à Sarkozy au 2e tour.

L'important, c'est que se construise le rassemblement antilibéral qui n'en est qu'à ses balbutiements et dont je suis convaincue qu'il pèsera dans l'avenir de la vie politique française. Pour en créer les conditions et favoriser cette dynamique pour la suite il faut qu'aucune sensibilité du camp antilibéral ne soit perdante aujourd'hui.

L'absence de Bové ou de Besancenot dans cette élection n'aurait pour effet que de réduire le nombre de voix antilibérales exprimées et serait un frein pour la suite du rassemblement. Les 3B ne sont que peu concurrents, ils doivent créer les conditions d'être complémentaires. Marie George Buffet n'a aucun intérêt à se retrouver seule en lice. Elle n'en ramasserait que des miettes électorales et un recul politique.

Ne pas se résigner à la division, c'est inventer une autre façon de se comporter dans cette situation inédite.
Aussi je voterai Marie-George Buffet, malgré mes désaccords, parce que je participe des combats du Parti communiste, de son histoire et de sa lutte pour autre monde possible, centré sur l'homme et non sur le profit.

Et je donnerai mon parrainage à José Bové, pour que ceux et celles qui veulent voter pour lui puissent le faire et qu'ensemble nous nous retrouvions pour construire le rassemblement antilibéral de demain. Pourquoi José Bové plutôt qu'un autre? Parce que ceux et celles qui ont initié sa candidature étaient parmi les plus fervents défenseurs de la recherche d'une candidature unique antilibérale. Cela compte pour la suite.

Catherine Gégout
Conseillère de Paris (PCF)
4 mars 2007
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Lundi 5 mars 2007 1 05 /03 /2007 12:01

Le rassemblement des forces antilibérales, que nous préconisions pour l’échéance présidentielle a échoué. Chacun sait que l’option d’une candidature issue du PCF n’était pas la mienne. Une candidature unitaire représentative du rassemblement aurait été  plus à  même de bousculer le paysage politique. Je persiste à le penser. Nous n’y sommes pas parvenus, les logiques d’égo, d’appareil ont repris le dessus. Je ne nie pas la responsabilité que mon parti porte dans cet échec, il n’a pas été à la hauteur des enjeux. Mais la réflexion ne peut se focaliser sur ce seul point. Il faudra bien que les antilibéraux réfléchissent ensemble plus largement en évitant les analyses courtes qui ont l’avantage d’être faciles à produire  et l’inconvénient  de conduire toujours  à des impasses. Pourquoi deux  ans seulement après la victoire remportée par une majorité de l’électorat de gauche contre le projet constitutionnel européen, un an après la victoire contre le CPE, les forces de transformation sociale, c’est à dire le peuple du NON de gauche de la LCR aux électeurs socialistes, sont-ils aujourd’hui dans cette situation d’impasse politique ? Une gauche à moins de 35% d’intentions de vote tout cumulé au premier tour de la Présidentielle , avec un PS dont les intentions restent dans les moyennes hautes des précédentes élections présidentielles et à coté une ribambelle de petits chiffres. Pourquoi, les collectifs toutes sensibilités confondues, tout en se réclamant d’une 6ème République et de l’anti-présidentialisme, ont-ils focalisé tous les débats sur le nom  du présidentiable, alors que la raison aurait dû nous conduire aussi à parler de l’élection Législative ? Pourquoi dans nos rapports avons- nous  retrouvé la prédominance des cultures politiques qui ont marqué le 20ème siècle, bien souvent héritière d’un centralisme démocratique, qui inclue les rapports de forces ? Cette culture qui a marqué toutes les organisations s’inscrivant dans les pensées révolutionnaires du 20ème siècle n’est pas particulière au seul PCF.  Pourquoi les collectifs, tout en engageant un début de dynamique  d’élan militant incontestable, n’ont pas pu gagner une dimension plus populaire ? Pourquoi n’avons- nous pas réussi à gagner une plus grande diversité, une mixité culturelle, en agrégeant les formes nouvelles de la contestation sociale, je pense à la jeunesse investie dans la  lutte anti -CPE,  et la révolte des banlieues ? C’est peut-être cette absence de mixité culturelle qui constitue le handicap pour prospecter de nouvelles voies dans les pratiques politiques, faire de la politique autrement ne se décrète pas, il faudra construire une nouvelle culture, et cela ne peut se faire sans l’apport de générations nouvelles. Aujourd’hui, je crains pour l’avenir de l’unité antilibérale, non pas seulement l ’avenir des collectifs en tant que tels. J’ai déjà eu l’occasion de dire qu’ils ne représentent pas, loin s’en faut, la totalité du mouvement antilibéral, mais pour le devenir de ce que, malgré tout nous avons réussi à construire en commun, il a fallu beaucoup de travail, de temps, personnellement je me suis engagé dans ce travail de mise en convergence des forces antilibérales, avec d’autres communistes unitaires, dès 2002 et certains de mes camarades y ont travaillé bien avant. Lorsque je parle d’un long travail je sais de quoi je parle aussi bien à l’intérieur de mon parti qu’à l’extérieur. Aujourd’hui dans cette élection Présidentielle le mouvement antilibéral est éparpillé, il n’y a pas de candidature unitaire, celle de José Bové ne l’est pas plus que celle de Marie George Buffet. On peut toujours décréter que telle candidature est la vraie candidature trait d’union, mais au final ce sont les électeurs qui le décident. Or, pour l’instant dans la mouvance antilibérale la candidature de José Bové n’est pas vécue comme telle, pas plus que celle de Marie George Buffet, aucune des deux ne « décolle » dans les sondages, et il en sera probablement ainsi jusqu’au bout. Aucune des candidatures en présence ne débloquera la situation à gauche, aucune des deux n’est en mesure de faire dérailler le bi –partisme, de stopper l’hégémonie du social libéralisme sur la gauche française. En l’absence de perspective crédible sur la construction politique possible à gauche,  toutes les candidatures bloqueront sur la question de leur utilité, à savoir à quoi vont servir les voix qui se porteront sur l’une ou l’autre des candidatures, nous nous retrouvons tous de fait  dans une posture de témoignage.  Préserver l’avenir dans cette situation, c’est éviter de mettre en concurrence les différentes candidatures se réclamant de l’antilibéralisme, comme l’écrit avec beaucoup de sagesse Jean Louis Sagot- Duvauroux dans une tribune publiée dans l’Humanité du vendredi 2 3 février : « Souhaitons que tous réunissent autour de leurs noms le maximum de ceux qui se reconnaissent  davantage  dans leur parole. Puis nous ferons l’addition de sur ce qui nous unit. » Je suis dans cet état d’esprit, et je pense que José Bové doit être dans la compétition électorale, au nom de la démocratie et aussi parce que son absence réduirait l’expression antilibérale dans cette élection, ce qui n’est pas souhaitable si l’on veut additionner. Certains de mes camarades, et mêmes de mes amis soutiennent, voire dirigent, la campagne de José Bové c’est leur droit. Ne commettons pas l’erreur de reprocher à d’autres de rejoindre dans cette situation leur famille politique d’origine, pas par réalignement, mais parce que nous ne sommes plus dans une  configuration de rassemblement unitaire. Faut- il en déduire que la page est tournée, que l’aventure unitaire est terminée ? Certainement pas. L’unité antilibérale est plus indispensable que jamais, dans la rue et dans les urnes. Si les conditions objectives existent, les conditions subjectives restent à réaliser. Il faudra tirer tous les enseignements qui ont conduit à l’échec catastrophique pour la Présidentielle en allant au fond des choses. Le Parti communiste devra le faire, il est difficile d’anticiper sur la situation qui résultera de cette élection, mais il n’y a pas d’avenir pour le PCF dans une orientation  nouvelle version d’une  gauche plurielle, avec l’illusion de penser pouvoir peser sur le PS. Il n’y en a pas plus dans l’isolement qui nous ferait sombrer dans le registre du souvenir. Le seul avenir réside dans la construction d’un rassemblement populaire, à vocation majoritaire de caractère antilibéral couvrant tout l’arc politique du « NON » de gauche,  associant forces politiques, associatives, et les citoyens. Selon moi un tel rassemblement, dans le contexte actuel, aura besoin de l’apport communiste. En dehors de cette voie, le parti communiste est condamné à la subordination au parti socialiste ou à la marginalisation. Ce sera certainement un long processus, qui ne se réalisera pas par des artifices, ni autour de personnes providentielles, mais dans le débat politique, dans notre capacité collective à penser la transformation de la société en sortant des vieux clichés et des sentiers battus. Alors dans l’immédiat que faire pour la législative ? Partout où cela s’avérera possible nous serions bien inspirés de tenter des candidatures communes. C’est ce qui se précise dans quelques circonscriptions, mais comment avancer efficacement dans cette direction si les collectifs existant ne gardent pas un cadre unitaire et  se transforment en structure électorale pour José Bové ? Certains s’arrogeant même la vocation de gardiens du temple de l’antilibéralisme, en montrant du doigt  les « pseudo communistes unitaires » qui ne font pas le même choix qu’eux. De quel droits, au nom de  quelle vérité ?  Personnellement je n’ai pas changé d’avis, au de-là des polémiques auxquelles je ne répondrai pas, je continuerai avec celles et ceux que l’on appelle les « communistes unitaires » à prendre toutes les initiatives utiles pour donner corps à ce rassemblement indispensable pour notre peuple.              

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Dimanche 4 mars 2007 7 04 /03 /2007 12:00

Oser la novation

L'impact de l'expérience des collectifs transforment déjà notre pratique militante : depuis + de 20 ans , totalement intégrée dans nos stuctures, modes de pensées , la confrontation avec d'autres , est parfois déstabilisante, dérangeante. La tentation est grande de retourner dans le giron de la "famille" ou malgré des désaccords profonds, les codes tacites sont rassurants.

Au-delà du politique, je vois là un des principaux obstacles de nombres de camarades (l'âge n'aidant pas) à oser se confronter à l'inconnu, et cette réflexion ne me rends pas optimiste, car ces réticences mortifères ne stimuleront  pas le débat interne dans le parti et ne fera que conforter la direction nationale de passer par pertes et profits l'aventure des collectifs, une aventure que beaucoup ont subi comme une épreuve et non comme une stimulation intellectuelle, humaine. Il est très difficile d'avoir un débat de fonds quand les comportements identitaires, non  reconnus en tant que tels, polluent toute innovation politique. Du "tout le monde veut notre peau et la disparition du parti" à "tout ce qui n'est pas nous est anti communiste", empêche toute subversion. Et la direction s'en accommode si bien, que l'on peut revenir aux stratégies anciennes: peser sur le PS, est de tous les éditos de l'Huma et des prises de position de N.Borvo et P.Cohen-Seat ; tirer le PS à gauche devient l'alfa et l'oméga de notre stratégie politique, qui n'est pas celle arrêtée au dernier congrès, sans véritable contestation interne…? Il faut donc sortir du cadre officiel et créer une structure "communistes unitaires" pour se donner le droit à la critique, je n'arrive pas à comprendre comment nous avons pu en arriver là.

10 000 communistes ont voté pour le retrait de MG et leur avis est transparent, inexistant. Je n'ai pas dans l'immédiat de propositions toutes faites, mais comment réfléchir collectivement à une adresse à la direction du parti, sans attendre le résultat des présidentielles, avant d'entériner toute nouvelle structure?(à laquelle je souscrit si tout reste définitivement verrouillé)
Annie Péron , section PCF Argenteuil

Par Administrateur - Publié dans : Contributions 95
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