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L'AGENDA

 samedi 30 juin

de 9h30 à 18h

réunion nationale des communistes unitaires

l'Université de Paris 8-Saint-Denis (amphi B1)

Jeudi 22 février 2007 4 22 /02 /2007 14:15

Roger Martelli – Réflexions éparses – 9 janvier 2007

 

 

1. Il y a besoin de réfléchir, sans fébrilité, sur ce qui nous est arrivé. « Nous » : le PCF, les communistes unitaires, les antilibéraux. Les explications de l’échec ne sont pas seulement du côté des structures lourdes du communisme historique, ou des « appareils » (PCF, LCR). Il y a de la contradiction, des failles, des faiblesses, de l’impensé dans le champ d’ensemble de la transformation sociale. Un effort d’inventaire est nécessaire pour construire des dynamiques politiques à venir. Il ne se fera pas en un jour.

2. Sur le fond, nous ne savons pas encore très bien ce que nous entendons par changer la société. Contre quoi combattons-nous exactement ? Le libéralisme, le capitalisme, l’exploitation, les dominations ? Et que recherchons-nous vraiment ? L’humanisation du capitalisme, l’anticapitalisme, le post-capitalisme, la mixité du marchand et du non-marchand, le post-marchand, un autre État, le sans-État, le post-État ? Les réponses à ces questions ne sont pas que théoriques et, de façon pratique, il existe des bouts de réponses, accumulées heureusement au fil des années. Mais la réponse claire, dotée de l’évidence des utopies et des projets d’hier, n’est pas encore constituée. Ou alors, cela se saurait…

De cette incertitude naît notre fragilité et, a contrario, la force des options qui, d’une manière ou d’une autre, visent à l’adaptation au cadre existant : le social-libéralisme d’un côté ; de l’autre côté, les variantes de l’alternative traditionnelle et d’un communisme « classique ». Faute de mieux, ne vaut-il pas mieux en effet se résoudre à : une classique extrême gauche de la distance critique et de la contestation ; un communisme identitaire replié sur les restes de son implantation historique ; un communisme intégrant pour une durée indéterminée l’hégémonie d’une social-démocratie qui distribue les miettes de pouvoir institutionnel et donc les marges d’intervention gestionnaire possibles ?

 

 

3. Il faut donc travailler sur le fond. Dans cet effort, nous ne sommes pas débarrassés des vieux problèmes du neuf et du vieux. Il y a quelque chose d’irrémédiablement dépassé dans tout l’héritage du mouvement démocratique (les formes classiques de la politisation) et du mouvement ouvrier (les formes traditionnelles de la lutte des classes). Mais dépassé ne signifie pas mort, sans effet, inutile. Dans le communisme historique, il y a de l’héritage, à la fois mort et vivant et, comme d’ordinaire, c’est ce « à la fois » qui est le plus fondamental et le plus difficile. Voilà bien longtemps, dans l’espace de la critique sociale, qu’existe une contradiction redoutable, qui pèse sur toute (re)construction politique : à l’intérieur du « vieux », la logique de la reproduction empêche voire étouffe l’émergence de l’innovation ; à l’extérieur du « vieux », l’imprécision de la novation recherchée limite l’émergence des formes alternatives pertinentes, capables de se substituer pleinement aux anciennes.

Le temps est-il venu de se soustraire à cette contradiction et de tourner le dos aux formes anciennes ? Par lassitude, j’aurais envie de répondre par l’affirmative. Par raison politique, je répondrai pourtant qu’une contradiction ne se s’ignore pas : elle se travaille. Quelles que soient les pesanteurs inhérentes à l’ancien, je ne vois pas trop comment échapper à l’action conséquente pour son dépassement. On dit qu’il faut « dépasser » le capitalisme ; pourra-t-on le faire en se dispensant le « dépasser » le vieux communisme ? Mais peut-on pleinement dépasser quelque chose si l’on en reste complètement à l’extérieur ?

 

 

Je vis depuis plus de vingt ans ce qui est nécessairement ressenti comme une difficulté douloureuse. À l’intérieur du parti communiste, le poids des structures et des cultures est tel que tout espoir de changement, de subversion, de refondation voire de simple mutation débouche, inéluctablement, sur des transformations avortées. Mais le passage à l’extérieur ne produit pas pour autant de reconstruction durable, pertinente, irrésistiblement convaincante. Tout compte fait, les périodes les plus actives de la contestation du « vieux communisme » ont été celles où les critiques pouvaient se déployer à la fois à l’intérieur et à l’extérieur. Vieillir sous le harnais des tentatives réformatrices produit de l’usure personnelle (ô combien !). Mais est-on sûr, absolument sûr, que le cycle du communisme historique est irrémédiablement clos, que l’on a assez perdu de temps et qu’il est plus que temps, justement, de passer à autre chose ? Je ne suis pas certain de pouvoir répondre en quelques jours à une telle question. J’en suis d’autant moins certain que… l’incertitude n’est pas seulement du côté du communisme. Si obstacle il y a, il n’est pas d’un seul côté de l’échiquier des alternatives politiques.

 

 

4. À ce jour, l’espace de « l’antilibéralisme » est profondément divers ; il existe et, en même temps, on peut dire qu’il est plus à constituer politiquement qu’il n’est déjà constitué en objet politique. Les sensibilités qui le composent proviennent d’histoires et de pratiques différentes ; par ailleurs, tous les ruisseaux de la critique sociale ne se sont pas agrégés au mouvement d’ensemble. Pour l’instant, les forces les plus classiques (l’héritage du mouvement ouvrier, pour simplifier) donnent le ton et écrasent parfois ou à tout le moins brident les autres formes, notamment les plus récentes. Il en résulte à la fois de la force militante, de l’expérience… et une certaine masculinisation, ainsi qu’un vieillissement certain. En bref, ce n’est pas un hasard si l’espace qui a commencé de se structurer depuis très peu de temps a tant de mal à installer durablement ses formes d’organisation. Les formations installées (PCF et LCR par exemple) ont tort d’utiliser cette carence provisoire et inévitable pour imposer une certaine hégémonie. Mais si elles ont tort de le faire, il ne sert à rien d’ignorer les limites réelles qui rendent possible une telle utilisation.

Je ne pense pas que la diversité du mouvement critique soit une réalité passagère qu’érodera peu à peu la pratique commune d’une formation politique nouvelle. La diversité structurelle est un fait : elle doit s’accepter. Elle suppose plutôt de suivre les formes souples de la confédération que de s’engager trop vite dans celle de l’unification partisane. Le commun n’est pas l’unique ; dans le cas de la mouvance antilibérale, il ne s’accommode même pas de la simple règle majoritaire, comme on l’a vu à propos de la candidature Buffet. Pour produire du commun dans notre espace, il faut tout à la fois que chacun reste soi-même et qu’il ne pense son avenir qu’en liaison avec celui de tous les autres. Que telle ou telle sensibilité décide de poursuivre sa trace, d’asseoir sa spécificité, d’exercer sa singularité n’est pas un mal. C’est plutôt une ressource, dès l’instant où la « règle du jeu » est claire au départ : la spécificité de chaque composante est inséparable du commun que nous devons construire ensemble. Le tout n’est pas la somme algébrique des parties ; l’identité ne vaut que si elle se pense en même temps que le métissage. Peut-on être à la fois communiste critique organisé et militant antilibéral ? La juxtaposition des deux engagements est une difficulté pratique. Mais l’imbrication des lieux d’action est constitutive de la militance, depuis longtemps, et la façon de la gérer est, somme toute, plutôt affaire personnelle que question de principe : chacun place les dominantes où il a envie de les placer… Dans l’association, le syndicat ou le parti ; dans la gauche, dans l’antilibéralisme ou dans le communisme.

5. Je continue de penser qu’un communisme est utile dans une dynamique alternative et critique résolument plurielle. Ce communisme ne se réduit pas au Parti communiste actuel, ni même à son héritage historique ; mais il ne peut ignorer son existence. Que, alors que les conditions étaient réunies pour un véritable saut historique, le noyau dirigeant du PCF ait choisi le « petit bras » d’une candidature dont la solitude était annoncée, voilà qui en dit long sur les pesanteurs structurelles d’une organisation et, plus encore, d’une culture. Mais le choix catastrophique d’une fin de parcours n’annule pas non plus les pas en avant accomplis, les possibles ouverts et la force des communistes engagés dans une démarche de recomposition ambitieuse. Il ne sert à rien de redire ici ce que beaucoup ont déjà dit : 10 000 communistes en faveur de « l’option 2 », cela n’a rien de négligeable, d’autant plus qu’ils représentent un actif militant et pas simplement une réserve d’adhérents.

Ce que deviendront ces communistes n’est pas sans conséquence sur l’avenir de l’expérience engagée après 2002. S’ils restent durablement sous l’emprise de pratiques et de cultures politiques qui les mutilent, ce serait du gâchis ; mais préjuger du moment où toutes et tous – ou à tout le moins le plus grand nombre – seront prêts à s’engager dans une voie pleinement nouvelle serait hasardeux. La crise du communisme historique ne date pas d’un jour. Jusqu’à la dernière période, elle avait l’allure d’une crise simple d’inadaptation : la vieille forme était incapable de répondre aux besoins nouveaux de l’époque. Cette phase « simple » de la crise s’est complexifiée : il y a tout à la fois obsolescence des structures anciennes, conscience plus largement partagée de la nécessité d’explorer de nouvelles voies (l’intuition de la « mutation ») et pistes concrètes de renouvellement (les prémisses de l’engagement antilibéral partagé). Il n’est pas difficile d’annoncer par avance que la tension actuelle est grosse d’une accentuation de la crise de long souffle. Mais difficile, en revanche, de dire à quel niveau de maturation en sera ladite crise, à l’issue d’un processus électoral qui ne s’arrêtera pas au printemps 2007.

 

 

 

 

De l’expérience récente, je tire une double constatation et je ne sais pas encore laquelle est la plus marquante pour moi. D’un côté, nous avons échoué dans ce que nous avions cru possible : que l’engagement antilibéral et la peur de l’isolement déboucheraient, bon gré mal gré, sur le choix raisonnable de renoncer à « l’offre politique » énoncée au départ. Cet échec montre le poids de l’ancien, que rien ni personne n’est parvenu au final à contenir. Mais dans le même temps, le mouvement interne vers des pratiques nouvelles a été plus fort en deux ou trois ans qu’il ne l’avait jamais été. Beaucoup de choses plaidaient pour que, au final, la bataille engagée ait été perdue ; mais jamais, non plus, nous n’avons été aussi prêts de la réussite. Que cette proximité nous ait conduits à surestimer les avancées, à surdéterminer nos choix tactiques internes : je le crois et il faudra réfléchir attentivement à ce qu’ont été nos propres carences, stratégiques ou tactiques. Mais nous n’avons jamais été aussi écoutés, aussi capables d’agir, non pas à la marge du corps militant mais au centre…

 

 

Encore une fois, je ne tire de ce double constat aucune conclusion simple. Il me paraît conforter l’idée qu’il faudra encore, peu ou prou, combiner l’action à l’intérieur et à l’extérieur. Mais selon quel équilibre et sous quelles formes ? J’ai encore besoin d’un peu de temps pour l’imaginer quant à moi. Le plus vraisemblable est que si, à la périphérie du parti et à l’extérieur, des pratiques nouvelles et des formes d’agrégation politique s’installent durablement, cela fera bouger encore la part la plus active de l’organisation, celle qui a commencé d’être attiré par les méthodes nouvelles, même si elle n’a pas su cette fois aller jusqu’au bout. Si, en revanche, ces pousses nouvelles ne se développent pas, le PCF, de plus en plus déchiré (y a-t-il seulement « un » PCF aujourd’hui ?), s’enfoncera dans un marasme accentué qui le réduira au statut de force supplétive ou de groupement marginal.

 

 

6. Une association des communistes unitaires, cela signifie donc plusieurs choses :

- D’abord que des communistes décident que le communisme vaut la peine d’être continué dès l’instant où il se transforme lui-même, de la cave au grenier, par le travail critique sur un héritage et par la confrontation constructive avec l’ensemble des forces critiques qui constituent l’ainsi nommé « mouvement antilibéral ».    

 

 

 

 

-    - Ensuite que ces communistes décident de se regrouper, non pas en fonction de leur appartenance partisane (certains seront membres du PCF, d’autres non), mais en fonction de leur objectif : un communisme de nouvelle génération, à l’intérieur d’un mouvement recomposé de transformation sociale globale. Pas une fraction, pas un parti, mais une association de femmes et d’hommes partageant un projet à plusieurs facettes et mettant ensemble des ressources matérielles, intellectuelles et morales pour y concourir. 

 

-   - Enfin, la présence d’une association des communistes unitaires signifie que des communistes ne se résolvent pas à l’échec de l’expérience de convergence entamée. Certains, dans le PCF, se réjouissent par avance de la fermeture de la parenthèse ouverte en 2004 : haro sur le consensus impossible et sur l’antilibéralisme illusoire ! Ils ont tort : la voie de la raison, même d’un point de vue communiste partisan, était dans le processus initié par les collectifs unitaires. L’avenir est dans cette méthode : la convergence respectueuse des spécificités de chacun est la seule capable de rompre avec l’hégémonie sociale-libérale ; elle est le seul cadre d’action dans lequel un communisme ressourcé peut reconquérir les ressorts de son utilité politique.

Il nous revient de penser et de bâtir une association de communistes unitaires. Il nous faudra le faire en même temps que, avec d’autres, nous penserons et nous bâtirons les formes nouvelles nécessaires d’une convergence alternative cette fois couronnée de succès.

Roger MARTELLI 9 janvier 2007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mercredi 21 février 2007 3 21 /02 /2007 14:10
 

Aux membres du Conseil Départemental et aux directions de sections

Cher(e) camarade,

Le rassemblement antilibéral pour la désignation d’une candidature unitaire des forces politiques, sociales, associatives, et citoyennes a échoué.Vous connaissez mes convictions, je les ai toujours exposées dans le débat avec franchise. Depuis des années, les communistes dans ce département se sont investis pour donner corps à une nouvelle voie à gauche en rassemblant celles et ceux qui aspirent à des choix progressistes et antilibéraux.

Nous sortons d’un débat rude et vif sur le choix de la candidature, celui ci n’oppose pas les communistes aux partenaires, il a traversé l’ensemble de l’espace du rassemblement. Je me suis exprimé avec conviction et pondération pour défendre le choix qui me paraissait le meilleur dans le contexte actuel pour préserver le rassemblement antilibéral et faire que l’élection présidentielle puisse contribuer à changer la donne dans notre pays.

Je n’ai pas changé d’avis et je continuerai, dans le respect de notre diversité, à faire vivre mes idées. Mais je prends acte que les communistes ont à nouveau été consultés et ont donné sur la base d’interprétations diverses une préférence à l’option numéro 1, faisant de Marie George Buffet la candidate du rassemblement. Je dis bien interprétations diverses, car les partisans d’une candidature présentée par le seul PCF se sont aussi retrouvés dans cette option.

N’en demeure, je respecte le vote majoritaire et j’appelle l’ensemble des communistes à prendre, dans toutes les sections, les dispositions pour une entrée en campagne rapide quel que soit le positionnement que chacun ait pu avoir au sujet de la candidature. Je le dis tout net, personne n’a intérêt à la politique de la terre brûlée.

Nous avons, dans le département, tissé des liens avec de nombreux partenaires, citoyens de mouvances diverses. Ces collectifs, comme cela a été décidé au Conseil National, doivent être préservés pour la présidentielle et aussi pour les élections législatives. L’objectif est de réaliser ce que nous n’avons pas réussi à faire pour l’élection présidentielle en désignant partout où cela sera possible des candidatures communes. Cette question est toujours d’actualité.

Cher(e) camarade, en comptant sur notre engagement collectif dans les mois qui viennent, je t’adresse mon salut fraternel et te souhaite de bonnes fêtes

Bernard Calabuig

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Mercredi 14 février 2007 3 14 /02 /2007 13:21

 

Nous vous invitons à cette rencontre qui se tiendra de 9h30 à 17h00 à l'Université Paris 8 / Saint-Denis, amphi D (métro ligne 13 Saint-Denis Université)

Amener chips, gateaux, tartes, fruits, etc... l'organisation se charge des boissons, assiettes, couverts.
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