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L'AGENDA

 samedi 30 juin

de 9h30 à 18h

réunion nationale des communistes unitaires

l'Université de Paris 8-Saint-Denis (amphi B1)

Mercredi 25 avril 2007 3 25 /04 /2007 11:26

Marie George, a mené avec détermination et beaucoup de courage la campagne électorale dans la posture qui a été décidée majoritairement  par les communistes en décembre dernier. Celles et ceux qui ont milité pour une candidature communiste, en dehors du rassemblement ont finalement eu gain de cause. Pourtant ce qui nous arrive était prévisible, il n’y avait rien à espérer, nous savions que nous avions toutes les chances d’être pris en tenaille entre le vote utile d’un coté et le vote contestataire de l’autre, la seule façon de se sortir du piège c’était l’aboutissement de la candidature unitaire. Nous sommes aujourd’hui à un carrefour, nous avons le choix entre une gestion organique du parti et une existence politique. Un retour s’impose sur la pertinence des choix effectués en décembre 2006. Pour ma part je persiste à penser que nous avons commis une erreur aux conséquences lourdes. La situation dans laquelle nous sommes ne résulte pas de la stratégie du congrès, mais de son abandon.  Nous avons besoin d’un congrès, car un parti ne peut pas fonctionner sans boussole et les dirigeants n’ont pas de légitimité sans mandat. Certes, nous avons subi les effets pervers de la constitution, les pressions pour le vote utile. Plutôt que de constater, interrogeons-nous pourquoi, les forces se réclamant de la transformation sociale ne sont jamais dans une situation d’utilité à l’élection présidentielle ? On subit le vote utile lorsqu’on n’est pas dans une posture d’utilité. Si nous acceptions le vote utile à la présidentielle  comme une fatalité, nous renoncerions de fait à la transformation sociale, pour devenir un parti territorial ce qui ne durerait qu’un temps. D’abord parce que nous perdons ces dernières années de nombreuses positions dans toutes les élections locales. Ensuite, nous devons regarder avec lucidité les conséquences du vote de dimanche dans les territoires que nous dirigeons.  Nous avons besoin d’un vrai débat sur nos rapports avec la société, ouvrir dans le même mouvement le chantier du communisme nouvelle génération et les chemins à emprunter pour le faire vivre. Ces deux questions ne peuvent être dissociées, en sachant qu’un projet d’émancipation humaine susceptible de relever les défis du 21è siècle ne peut être pensé par le seul parti communiste, ce qui pose la question des rapports avec les autres forces qui à gauche s’inscrivent dans l’alternative au libéralisme. Inséparablement nous devons aussi travailler la question de la transformation du parti : quel outil communiste à notre époque pour dépasser le capitalisme ? Enfin, nous vivons une période difficile de notre vie commune, nos divergences sont profondes, elles ne sont pas toutes surmontables, il faudra s’habituer à ce qu’il en soit ainsi. Je plaide pour que nous restions rassemblés, cela sera possible si le débat politique sur le fond prend le pas sur toutes autres considérations.

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Mercredi 25 avril 2007 3 25 /04 /2007 11:20

Tous ensemble battre Sarkozy et reconstruire la gauche antilibérale  

Dans le Val d'Oise comme dans l'ensemble du pays, la mobilisation des milieux populaires et des jeunes témoigne d’un très fort intérêt pour l’élection présidentielle, notamment de la volonté de se mobiliser contre Nicolas Sarkozy. Au vu du score élevé de Ségolène Royal, l’affaiblissement de l’ensemble de la gauche résulte essentiellement de la division des forces antilibérales ; division qui les a marginalisées. Nous sommes ainsi face au danger que représente le résultat de la droite la plus dure.  

Le 6 mai, il faut battre Nicolas Sarkozy, éviter la victoire de la droite ultralibérale, sécuritaire et liberticide, empêcher le danger de fracture politique, sociale et démocratique. Nous appelons donc à voter en faveur de Ségolène Royal au deuxième tour. Cet appel n’est empreint d’aucune illusion sur son programme, où l’emportent nettement les recettes social-libérales. Il est indissociable de notre volonté de réponse aux urgences et de construction d’une perspective de transformation.

Après deux années de luttes victorieuses, de la victoire du Non au référendum à celle contre le CPE, il était possible d'ouvrir une véritable alternative à gauche. Malheureusement, ces mobilisations n’ont pu trouver de traduction électorale, contrairement aux attentes de millions de personnes, contrairement aussi à ce qui s’est passé aux Pays-Bas.

 Le gâchis historique consécutif à l'explosion de la dynamique unitaire des antilibéraux est avéré. Il se vérifie que leur action ne peut avoir de sens et de force que dans un cadre unitaire.

Il n'y a rien de plus urgent que de dépasser la division, la concurrence, les réflexes hégémoniques, les logiques d’appareil ou la rancune : il faut les empêcher d’être des obstacles insurmontables à la construction d'un rassemblement antilibéral.

Autre chose était possible avec les citoyens, le mouvement social, les organisations antilibérales. Et autre chose doit maintenant se reconstruire, avec la relance d'une dynamique unitaire aux législatives en désignant partout des candidats communs ; et au-delà vers les élections municipales et cantonales. Aucun préalable à la recherche d’unité ne se justifie.  

L'antidote face au risque de constitution à l'Assemblée nationale d'une alliance entre le Parti socialiste et l’UDF est l'affirmation aux législatives d'un fort courant unitaire antilibéral, se traduisant par la constitution d'un groupe de députés refusant toute compromission avec une politique social-libérale.  

La division ne peut plus durer. Partant des structures existantes des collectifs antilibéraux, un cadre unitaire est indispensable, incluant tous les acteurs ayant participé aux différentes campagnes (Besancenot, Bové, Buffet) ou n’ayant pas fait campagne, quel qu’ait été leur vote, en créant les conditions pour que chacun y trouve sa place : organisations politiques, collectifs, militants associatifs et syndicaux, citoyens non organisés... . C'est en mêlant les différentes cultures dont sont issus toutes celles et tous ceux qui aspirent et luttent pour changer la société, que l'on travaillera le projet politique, que l'on développera une nouvelle culture citoyenne et démocratique. La concrétisation immédiate et dans la durée d'une telle démarche contribuera à l'ampleur et à la portée des luttes sociales à venir, à faire grandir aussi l'exigence de nécessaires transformations institutionnelles. 

 

 

Pour élaborer et mettre en œuvre une politique alternative, il n'y a pas d'autre choix que d'être les plus unis possible. 

Le 22 avril 2007

Les Communistes Unitaires du Val d'Oise

Adresse mail : contact@communistesunitaires95.fr   

 

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Mardi 24 avril 2007 2 24 /04 /2007 15:58

 

Serge Grossvak

Conseiller Municipal

C’est avec une grande inquiétude pour mon pays que je suis amené à m’adresser ainsi à vous. Si nous ne pouvons que nous féliciter pour ce formidable élan de civisme qu’a montré la participation électorale, je crois qu’il nous est nécessaire de regarder la situation avec responsabilité.  

 

Derrière des mots, il y a des actes. Et derrières les mots des élections, il y a les actes des gouvernants. Des actes à venir, et aux conséquences fortes pour un pays, pour notre pays.

Indéniablement, Sarkhosy représente une profonde inflexion de notre droite nationale. A la manière américaine, le sens de l’Etat et de la responsabilité est réduit à des dogmes financiers et d’affrontements. Je ne porte pas dans mon cœur ce passé politique à l’acceptation d’inégalités sociales et géographiques, je ne porte pas dans mon cœur la richesse toujours plus puissante, la misère toujours plus profonde et poussée au désespoir, le quotidien de la majorité toujours plus tendu et isolé. Tout cela est à des années lumières de mon idéal, de mon espoir. Mais aujourd’hui, l’enjeu est du franchissement d’une toute autre étape.

Où que je tourne mon regard, la société avec ses violences, la planète avec ses suées destructrices, les lendemains couverts d’incertitudes, j’ai le sentiment d’une folle dérive. D’une irresponsabilité devant l’avenir. Aujourd’hui, face à ces dérapages, nous nous voyons proposer les langages et les actes d’affrontements ! 

 

 

Comme toujours dans l’histoire, lorsqu’une société se porte mal, on dirige les yeux vers le langage de force. Sarkhosy nous engage dans cet enchaînement de tensions et de divisions.

Au delà des mots bien sonnés, rien des annonces de mieux être chantés par Sarkhosy ne portera des améliorations pour les plus modestes. Mais nous aurons encore fracturé plus dangereusement notre société. 

Il faut faire barrage à cette dérive. Tous ensemble, nous devons refuser Sarkhosy.  

 

 

Disant cela, j’ai conscience des responsabilités de mon « camp », de mes amis, de mes proches. Je demeure convaincu que notre incapacité à poursuivre unis a permis ce recul désespérant. Parce qu’unis dans nos cultures différentes, nous avons su gagner contre une Constitution Européenne libérale, contre un CPE bradant la jeunesse. La question demeure posée, avec une urgence renouvelée. Nous avons à nous retrouver pour faire renaître l’espoir. Je ne renoncerai jamais à cet engagement, à cette ouverture pour construire ensemble un monde solidaire, respectueux de sa planète. Il ne faut pas lâcher !

Groslay, le 25 avril 2007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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