COMMUNISTES UNITAIRES DU VAL D'OISE
Ce blog a pour objectif d'alimenter l'information, la réflexion et la mise en synergie des valdoisiens qui se réclament du communisme et s'inscrivent dans la perspective d'un mouvement antilibéral résolument pluraliste et durable.
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L'AGENDA
samedi 30 juin
de 9h30 à 18h
réunion nationale des communistes unitaires
l'Université de Paris 8-Saint-Denis (amphi B1)
Marie George, a mené avec détermination et beaucoup de courage la campagne électorale dans la posture qui a été décidée majoritairement par les communistes en décembre dernier. Celles et ceux qui ont milité pour une candidature communiste, en dehors du rassemblement ont finalement eu gain de cause. Pourtant ce qui nous arrive était prévisible, il n’y avait rien à espérer, nous savions que nous avions toutes les chances d’être pris en tenaille entre le vote utile d’un coté et le vote contestataire de l’autre, la seule façon de se sortir du piège c’était l’aboutissement de la candidature unitaire. Nous sommes aujourd’hui à un carrefour, nous avons le choix entre une gestion organique du parti et une existence politique. Un retour s’impose sur la pertinence des choix effectués en décembre 2006. Pour ma part je persiste à penser que nous avons commis une erreur aux conséquences lourdes. La situation dans laquelle nous sommes ne résulte pas de la stratégie du congrès, mais de son abandon. Nous avons besoin d’un congrès, car un parti ne peut pas fonctionner sans boussole et les dirigeants n’ont pas de légitimité sans mandat. Certes, nous avons subi les effets pervers de la constitution, les pressions pour le vote utile. Plutôt que de constater, interrogeons-nous pourquoi, les forces se réclamant de la transformation sociale ne sont jamais dans une situation d’utilité à l’élection présidentielle ? On subit le vote utile lorsqu’on n’est pas dans une posture d’utilité. Si nous acceptions le vote utile à la présidentielle comme une fatalité, nous renoncerions de fait à la transformation sociale, pour devenir un parti territorial ce qui ne durerait qu’un temps. D’abord parce que nous perdons ces dernières années de nombreuses positions dans toutes les élections locales. Ensuite, nous devons regarder avec lucidité les conséquences du vote de dimanche dans les territoires que nous dirigeons. Nous avons besoin d’un vrai débat sur nos rapports avec la société, ouvrir dans le même mouvement le chantier du communisme nouvelle génération et les chemins à emprunter pour le faire vivre. Ces deux questions ne peuvent être dissociées, en sachant qu’un projet d’émancipation humaine susceptible de relever les défis du 21è siècle ne peut être pensé par le seul parti communiste, ce qui pose la question des rapports avec les autres forces qui à gauche s’inscrivent dans l’alternative au libéralisme. Inséparablement nous devons aussi travailler la question de la transformation du parti : quel outil communiste à notre époque pour dépasser le capitalisme ? Enfin, nous vivons une période difficile de notre vie commune, nos divergences sont profondes, elles ne sont pas toutes surmontables, il faudra s’habituer à ce qu’il en soit ainsi. Je plaide pour que nous restions rassemblés, cela sera possible si le débat politique sur le fond prend le pas sur toutes autres considérations.
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